Lors de sa prestation télévisée, Nicolas Sarkozy a beaucoup parlé de lui, peu des francais dont il n’entend pas la souffrance. C’est comme s’il n’y avait jamais eu, il y a quelques jours à peine, des dizaines de milliers de salariés dans les rues qui contestaient sa « réforme » des retraites aussi injuste qu’inefficace. Pour lui, ces 3 millions de français n’ont pas existé. J’ai été choquée par le mépris du Président de la Répubique qui a donné l’impression de ne pas vivre dans ce pays puisqu’il ne parle pas des gens de ce pays.
Esquive, défausse, hésitation, Nicolas Sarkozy affaibli n’a su parler que de lui même, montrant un spectacle pitoyable d’un Président sans vision, incapable de répondre aux préoccupations des français. Il a voulu paraître apaisé et calme dans la mesure du possible. Mais au-dela des postures, sa politique reste violente pour la plupart des ménages français.
Par expemple, le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale pour 2011 prévoit de nouvelles diminutions de prestations, pénalisant les foyers les plus modestes.
Car la part qu’ils consacrent à leur santé et aux dépenses familiales va une fois encore se trouver alourdie.
Pour tenter de résorber un déficit du régime général de 23,2 milliards d’euros fin 2010, le gouvernement poursuit sa logique de restrictions des prestations, baisse des remboursements des médicaments, forfait hospitalier en augmentation, hausse des cotisations des organismes de complémetaire santé.
Alors qu’en 2009, environ 23% des assurés ont déjà renoncé à se soigner pour des raisons financières, le chiffre risque de s’accroître.
Du côté des prestations familiales, les nouvelles ne sont pas meilleures. La prestation d’accueil du jeune enfant ne sera plus attribuée à compter de la date de naissance mais du mois suivant. La possibilité de verser les allocations logement de façon rétroactive (dans la limite des 3 mois) est également supprimée…
Autant d’économies de « bout de chandelle » qui vont pourtant peser lourd sur le pouvoir d’achat des français.
Mais peu importe pour le gouvernement qui poursuit sa logique de restriction et pour Nicolas Sarkozy qui reste sûr de lui, droit dans ses bottes!
Il est temps pour les socialites de proposer un projet alternatif qui fasse gagner la gauche en 2012. Car faire gagner la gauche ce sera aussi soulager l’ensemble des français.
Comme des milliers de salariés, les socialistes ne sont pas résignés.
J’étais hier avec mes collègues en séance publique au Conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur. Avec l’ensemble des élus de la majorité de gauche, nous avons voté une motion de solidarité avec les salariés de l’usine de Gémenos, Fralib.
Après le premier comité d’entreprise qui aura abordé la procédure lancée par le groupe Unilever en vue de fermer l’usine de Gémenos, le Parti socialiste des Bouches-du-Rhône reste mobilisé. Je me rendrai vendredi 29 octobre à 11h à la rencontre des salariés, avec le premier secrétaire fédéral Jean-Noël Guérini et Frédéric Vigouroux (secrétaire fédéral chargé des relations avec les partenaires sociaux).
Le samedi 20 octobre 2010 a été un franc succès. Les salariés du public comme du privé ont réaffirmé leur détermination à refuser une réforme des retraites injuste et inefficace.
L’avenir des retraites inquiète les français.
Quoi qu’en disent l’UMP et le MEDEF aucune solution ne s’impose à nous. Le gouvernement veut aller vite, bâcler la concertation avec les partenaires sociaux, traiter les propositions du Parti Socialiste avec désinvolture et mettre tout le monde devant le fait accompli.