Nicolas Sarkozy aime la France ? mais il parle d’une France du passé, une France dépassée.
Il n’aime pas les français.
Il ne sait pas s’adresser à eux et n’a rien proposé pour changer leur quotidien.
Aux jeunes, il demande des efforts sans leur proposer de perspectives.
Aux salariés, il ressort son slogan éculé du « travailler plus » alors que le pouvoir d’achat est en berne et qu’il y a 1000 chômeurs de plus tous les jours.
Nicolas Sarkozy s’est contenté de pilonner François Hollande sans le citer et de caricaturer son projet. Le Président sortant n’est pas à la hauteur de l’enjeu.
Nicolas Sarkozy n’a jamais parlé de Marseille, ne s’est jamais adressé aux marseillais :
- à ces enseignants qui étaient dans la rue il y a quelques jours pour protester contre les 500 suppressions de postes en PACA à la prochaine rentrée scolaire,
- aux parents d’élèves qui ont du retirer leurs enfants de l’école parce que les classes n’étaient pas chauffées,
- à ces marseillais qui cherchent un logement,
- à ces marseillais qui ont des difficultés à boucler les fins de mois.
Il dit vouloir regarder les salariés droit dans les yeux, qu’il regarde ceux de Fralib qui se battent pour sauver leurs emplois.
Nicolas Sarkozy manque de courage, n’assume pas son bilan et n’entend pas les 67% des français (Ifop-jdd) qui rejettent sa politique.
Il y a, à Marseille, un manque criant de places en crèches. Le Conseil Général soutien la création de crèches associatives.
Alors que depuis 2004, les violences physiques ont bondi de 16 %, alors qu’à Marseille, on note 26 agressions par jour et que le Ministère de l’Intérieur est venu annoncer le renforcement des forces de police, aujourd’hui la Compagnie Régionale de Sécurité risque de fermer.
Lors de sa prestation télévisée, Nicolas Sarkozy a beaucoup parlé de lui, peu des francais dont il n’entend pas la souffrance. C’est comme s’il n’y avait jamais eu, il y a quelques jours à peine, des dizaines de milliers de salariés dans les rues qui contestaient sa « réforme » des retraites aussi injuste qu’inefficace. Pour lui, ces 3 millions de français n’ont pas existé. J’ai été choquée par le mépris du Président de la Répubique qui a donné l’impression de ne pas vivre dans ce pays puisqu’il ne parle pas des gens de ce pays.