Après un rapport au vitriol qui dénonçait en fin d’année le logement indigne à Marseille, ce sont les écoles qui sont montrées du doigt et notre ville porte une fois de plus le bonnet d’âne.
Aujourd’hui un grand quotidien national titre en Une : « Ecoles de Marseille, la honte de la République… » Six pages dénoncent une situation inimaginable de délabrement, de délaissement, de tensions et au final de désespoir.
Dans nos quartiers des 4ème, 5ème et 6ème arrondissements, de nombreuses fois, j’ai dénoncé, aux côtés des parents d’élèves, la vétusté des locaux scolaires (panne de chaudière, coupure d’électricité, ruptures de canalisations,…).
Au delà du manque d’entretien et du patrimoine dégradé les parents d’élèves ont déjà eu l’occasion de s’étonner des hausses de tarif de cantine et de garderie qui sont les plus élevés de France et des conditions dans lesquelles les activités périscolaires sont proposées aux enfants.
Comme de très nombreux marseillais, je suis écœurée par la mauvaise foi et le mépris de la municipalité qui continue de nier le problème et de faire comme s’il n’existait aucune discrimination dans nos écoles publiques.
Je trouve déplorable que notre ville ne soit pas capable d’offrir à ses enfants des établissements scolaires dignes. Ici c’est l’école de la République qui est mise à mal.
Les parents d’élèves et les enseignants ne relâcheront pas la pression et je suis convaincue que le Maire finira par les entendre et manifestera enfin un vraie volonté politique, à le hauteur des enjeux immenses que représente l’éducation des petits marseillais quel que soit le quartier dans lequel ils sont scolarisés.
Lors d’une conférence de presse, Marie-Arlette Carlotti a annoncé la professionnalisation des auxiliaires de vie scolaire. Pour la ministre des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion, « Il y avait urgence à agir, tant du point de vue des enfants handicapés qui, pour certains, ont absolument besoin de l’accompagnement des AVS, que du point de vue de ces salariés précaires qui accomplissent un travail utile et pourtant peu reconnu jusque là« .
Je me suis rendue hier mercredi 21 mars 2012 en début d’après-midi devant la Préfecture des Bouches-du-Rhône dans le 6ème arrondissement de Marseille. J’ai pu rencontrer parents d’élèves et enseignants qui étaient ensemble pour protester contre la fermetures de classes et la suppression de postes d’enseignants dans notre département (plus de 100 pour la rentrée 2012 dans les Bouches-du-Rhône). On ne peut pas accepter que l’école supporte les conséquences des réductions budgétaires engagées par le Gouvernement depuis 5 ans ; il s’agit de l’avenir de nos enfants.
C’est pour cela que François Hollande a fait de l’école et de la jeunesse une des priorités dans la campagne. Je vous invite à lire le message qu’il a adressé aux parents et personnels de l’éducation nationale :
Le Conseil Général des Bouches-du-Rhône s’est attaché à mettre à la disposition des collégiens et des enseignants de beaux établissements et des cantines scolaires de qualité.